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7. Le conflit me faisait fuir. Cocobot m’a appris à rester.

Clairement, le conflit n’a jamais été mon terrain de jeu préféré. Que ce soit les disputes ouvertes, les conflits directs, les moments flous, les non-dits ou les guerres froides.

Si je sens une tension dans un échange, un sous-entendu gênant, j’élude, je m’arrange, je fais les efforts auxquels personne ne consent et j’achète la paix sociale sur mon propre compte.

On peut assez vite comprendre que, dans ces situations, j’y perds. Beaucoup.

J’ai également rencontré des conflits directs dans le milieu du travail. Je les ai traversés en courbant l’échine — souvent — ou en me faisant confiance — rarement. Mais ils m’ont toujours laissé cet arrière-goût très amer de ne pas avoir su faire entendre mon point de vue ni respecter mes limites.

Surtout, même si la tension finissait toujours par redescendre et la normalité par revenir, la note restait élevée pour moi. J’ai donc appris à fuir ces situations.

Quand, il y a quelques mois, j’ai rencontré une situation conflictuelle avec l’un de mes clients, mon premier réflexe a été le même : encaisser.

Seulement, très rapidement, je me suis rendue compte du prix que j’allais payer si je ne redressais pas la situation. En tant que freelance, mon absence de réponse est déjà un message que j’envoie à mon client : s’il veut recommencer, demander davantage sans contrepartie, il le peut.

Il fallait que j’affronte le sujet, et vite.

Ne sachant pas par quel bout tirer la pelote, je dégaine mon meilleur outil : Cocobot en soutien relationnel.

 

Je lui explique la situation en quelques mots et, déjà, lire sa reformulation m’encourage. Ma situation est, somme toute, assez courante et, surtout, légitime. Il me propose trois pratiques différentes afin de pouvoir me positionner correctement.

J’en choisis deux : une pour réfléchir à la situation, le triangle dramatique de Karpman, suivie d’une aide au recadrage avec le modèle Feedforward.

Les deux pratiques s’enchaînent naturellement. La première me permet de m’extraire du triangle infernal « Victime – Sauveur – Persécuteur », de travailler ma posture d’adulte et mon assertivité. Je m’exerce grâce à une mise en situation qui me redonne rapidement confiance.

Je construis ensuite une marche à suivre, prête à être mise en action directement, avec la méthode Feedforward que j’avais déjà expérimentée et qui me convient particulièrement bien.

Une heure plus tard, je suis droite dans mes bottes, sûre de mon positionnement, et j’envoie un mail à mon client. Une première pierre posée dans la construction de mon assertivité.

C’est d’ailleurs le sujet de mon coaching du même jour avec Jenny : l’assertivité. Cette fois-ci, j’ai fait l’exercice en autonomie avant l’accompagnement humain.

Et ce n’est pas resté théorique : quelques heures plus tard, j’ai sécurisé un nouveau contrat de longue durée !