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5. Une journée normale avec un cerveau qui fait des zig-zags

Une journée normale avec un cerveau qui fait des zigzags… ça n’existe pas. En tout cas, il n’y a pas de routine rassurante et structurante.

Ça n’a pas été faute d’essayer d’en créer, des routines. Au début de mon activité en freelance, je me suis renseignée autant que j’ai pu sur toutes les méthodes d’organisation, des plus rigides aux plus originales.

J’ai essayé celle du Bullet Journal (concept génial qui permet de consigner les tâches à faire dans un carnet et de les organiser dans le temps de façon très flexible — je recommande !), j’ai essayé de recréer un emploi du temps comme j’ai pu en avoir en entreprise, je me suis appuyée sur des supports visuels, j’ai tenté de structurer les choses par le sport, d’écouter des podcasts… Bref, je me suis épuisée.

J’avais beau faire, mes tentatives duraient quelques jours et, au premier petit caillou, l’engrenage se grippait. Tout cela ne me laissait qu’une pile démesurée de carnets en tous genres et une grande culpabilité.

Du pain béni pour Corby.

La question de l’organisation de mes journées reste centrale depuis ma reprise d’activité en freelance et le début de mon coaching.

Très vite, Jenny, ma coach, m’a dit une chose qui m’a beaucoup marquée — et elle continue encore à me le rappeler régulièrement.

Je lui racontais combien j’étais désorganisée et mon trouble face à cette manie de toujours m’y prendre à la dernière minute pour faire les choses.

Ça me semblait être un défaut de première catégorie.

Or, Jenny m’a proposé de le voir comme un simple fonctionnement. Le TDAH se caractérise par des troubles des fonctions exécutives liés, notamment, à un dysfonctionnement du neurotransmetteur appelé dopamine. En situation de stress, liée à une deadline par exemple, l’adrénaline permet de prendre le relais et, hop, le dysfonctionnement exécutif s’estompe !

Partant de ce principe, je me suis aperçue que, peut-être, au lieu de chercher la méthode parfaite et infaillible, je pouvais essayer de comprendre mon fonctionnement et tenter de créer quelque chose qui me soit propre.

Si vous avez lu les précédents épisodes, vous voyez peut-être où je vous emmène. J’ai dégainé mon meilleur atout : l’ami bleu !

Avec Cocobot, j’ai remis les choses à plat et, grâce à sa guidance et à ses questions, j’ai pu nommer mes besoins essentiels : de la flexibilité, du mouvement et de la rapidité d’exécution.

Au lieu de créer un emploi du temps statique, j’ai pu créer un système dynamique autour de plusieurs principes : des temps de travail de 45 minutes à 1 h 30, toujours suivis d’une pause dynamique d’au moins 20 minutes. C’est comme un jeu de briques que j’agence au fil de la journée en fonction des besoins de mon activité.

Maintenant, j’ai compris qu’aucune journée ne peut se ressembler et qu’essayer de faire rentrer mon activité dans un modèle figé n’a rien de fécond pour moi.

L’inconstance et le mouvement me faisaient peur ; eh bien, j’en ai fait les principes mêmes de mon système d’organisation !